Journée internationale contre les violences faites aux femmes : perçue par un homme

Le 25 novembre, c’était la journée internationale consacrée à l’élimination des violences faites aux femmes. A cette  occasion, Snooks a cherché à en savoir davantage sur l’impact de cette campagne, et son efficacité en termes de transmissions des informations sur un sujet de santé public.

 

 

Plusieurs hommes ont été interrogés sur leur connaissance d’informations clés sur les violences faites aux femmes.


Savez-vous ce que représentait la journée du 25 novembre en France ?

M : Il me semble que c’était une journée consacrée… aux femmes ? Je ne sais pas exactement.

R : Non, pas du tout.

J : Je pensais qu’il s’agissait d’une des journées de la semaine sur les violences faites aux femmes.

 

Selon vous, combien de femmes par an sont victimes de violences physiques au sein de leur couple ou de la part de leur ancien compagnon en France ?

M : Plusieurs centaines de milliers j’imagine, mais je ne saurais pas donner un chiffre exact.

R : Environ 700 000 ?

J : Je dirais quelques milliers ?

En réalité ce chiffre pourrait être bien plus élevée, peut être proche de 700000, mais ici nous parlons d’une estimation minimale des violences physique, qui s’élève donc à 216000.

 

A votre avis, parmi ces femmes quel pourcentage sont victimes de violences portent plainte ?

M : Environ 30 %.

R : 25 ou 30 % ?

J : 35 % ?

En réalité, seules 14% des femmes vont porter plainte.

 

 

Dans la majorité des cas de violences ou d’agressions, l’auteur est-il connu de la victime ?

M : Connu.

R : Connu.

J : Je pense que l’auteur est le plus souvent connu.

Effectivement, la majorité des cas de violences ont lieu dans le cercle proche de la victime (comme l’explique dans cet article). D’où la nécessité de casser le mythe de l’agresseur inconnu (qui existe, mais représente une minorité des cas) pour que chacun se sente concerné.

 

Savez-vous ce que regroupe le terme de violence ?

M : les violences physique et morales.

R : physiques (dont sexuelles) et psychologique

L : Les violences physiques ?

Les personnes interrogés représente un échantillon infime, mais une chose est visible : si les mentalités avancent, les conséquences et les chiffres réels de ce phénomène sont souvent sous-estimés. Après avoir interrogé ces hommes, nous nous sommes rendu compte en discutant que s’ils avaient entendu parler de cette campagne, c’était souvent de manière indirecte. Elle ne touche vraisemblablement qu’une partie limitée de la population, et clairement pas de manière suffisante les hommes.

L’ONU (organisation des nations unies) a décrété 17 jours d’activisme du 25 novembre au 10 décembre ; pour le moment les informations restent essentiellement concentrées sur les journaux en ligne. Nous constaterons au bout de ces deux semaines les actions menées en France par le gouvernement.

Le début de cette campagne a été accueillie de deux façons distinctes sur les réseaux sociaux : une partie a relayé les informations, tandis que l’autre entame un discours de négation du problème : « les hommes ne sont pas tous les mêmes ».

Nous sommes tous concernés par la violence, en tant que victime, coupable ou témoin.

 

affice

L’excellent blog de Monsieur Q ici : http://petitsmensonges.canalblog.com/

Un moyen d’agir concrètement : éduquons les garçons, dès le plus jeune âge. Parlons-leur, n’ayons pas peur de les informer pour qu’ils puissent agir à leur tour.

Elisa B

Source : http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-chiffres-de-reference-sur-les.html

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