Le monde merveilleux des études supérieures

La fac, c’est une période spéciale pour tous ceux qui y sont passés, qu’on en ai de bons ou d’horribles souvenirs.

Je vous propose quelques clichés rigolos (et un peu vrais) pour égailler ce mois de novembre, le mois des cernes et de la fatigue pour tous les étudiants.


  1. Les touristes

Vous en avez certainement entendu parler. Ces individus sont présents partout, dans toutes les filières et tous niveaux confondus. Ils semblent vraiment apprécier l’université, son ambiance, sa population et ses associations étudiantes. A peu près tout sauf les cours !

Vous les voyez, ils vont, ils viennent à leur gré durant l’année qu’ils valident assez rarement. C’est typiquement la personne, en plein milieu d’année, qu’il a totalisé un temps présentiel en cours d’à peine un mois. En revanche, ils sont généralement présents aux examens, question de principe m’voyez !

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Merde, les partiels ont déjà commencés ?

Pour vous donner une vue d’ensemble, en 2013, en moyenne 36% des étudiants qui sont entrés à l’université en sont sortis sans diplôme. Les taux d’abandon sont variables selon les filières, mais le système très ouvert ne convient effectivement pas à tous et le peu d’encadrement favorise les abandons.


  1. A l’université, les gens sont des glandeurs

Soyons honnête, on ne peut totalement nier une part de vrai dans cette affirmation. L’université offre en effet l’opportunité pour tout glandeur invétéré -mais malin !- de passer discrètement d’année en année, généralement jusqu’à la fin de licence où il est démasqué par les derniers examens.

L’université offre aussi, et c’est ce qui rends ce système si accessible, des enseignements où chacun peut s’impliquer selon son degré de motivation, sa vie en parallèle, ses problèmes de santé et ses moyens… il est donc tout à fait possible de travailler comme un forçat à l’université si les études nous passionne et que l’on peut se le permettre, comme il est possible d’assumer de front un job étudiant en parallèle de ses études.

Lors de la première année de licence, les professeurs recommandent le même nombre d’heure de travail personnel qu’il y a d’heures de cours. C’est une recommandation globale, qui sont utiles pour acquérir un niveau solide, mais en pratique tout dépend de la capacité de travail de chacun.

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Si c’est Barack qui le dit !


  1. L’organisation fantaisiste de l’administration

Et c’est un euphémisme ! Reflet de l’administration bureaucrate française, l’administration et la scolarité des universités, c’est un peu l’anti chambre de l’enfer. Les horaires d’ouvertures ne collent pratiquement ja-mais avec les emplois du temps des étudiants, les formalités administratives sont parfois si floues que certains étudiants se retrouvent obligés de redoubler une année. Oui oui, certaines universités ont la fâcheuse réputation de perdre régulièrement les dossiers d’étudiants.

N’étant pas mauvaise langue, il faut aussi souligner que les équipes administratives sont en réductions constantes, et qu’avec une équipe d’une petite dizaine de personnes pour des milliers d’étudiants, les couacs se multiplient, obligeant les étudiants à faire le siège devant les bureaux si mystérieux de la scolarité.

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Quand ça fait une heure que tu attends au bureau de la scolarité et qu’on te dit qu’il te manque un document pour récupérer ta carte étudiante.


  1. La relativité des soirées étudiantes

On termine par une figure emblématique de la vie étudiante : les soirées !

Elles se déroulent en majorité le jeudi et le vendredi soir. Il y a deux écoles dans ce domaine : Les premiers  n’y vont jamais, et ne s’en portent pas plus mal. Si c’est ton cas, ton porte-monnaie te remercie sûrement !

L’autre grosse équipe, ce sont les résidents. Ils sont à tous les afterwork, toutes les soirées, font pour certains partis des mythiques BDE (Bureau des élèves) et participent à tous les weekends divers et variés organisés par l’université. Leur porte-monnaie, sache-le, fait la gueule toute l’année ! Et les soirées étudiantes, est-ce que c’est si bien que ton BDE te le promet ? C’est très, très relatif, et cela varie énormément selon les associations étudiantes qui les organisent.

Parfois, tu te retrouves dans une boîte de nuit avec peu d’étudiants, dont 80% de garçons, avec de la bonne bouse comme musique. Si ça t’arrive, tu seras certainement vacciné des soirées étudiantes. Tu viens d’économiser une bonne centaine d’euros, félicitations !

Parfois, tu y rencontre tous pleins de gens cools, tu fait des dingueries au bar et tu t’auto proclame Beyoncé.

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A tort ou à raison.


Tu te réveilles le lendemain des étoiles plein les yeux, qui s’avère proportionnel au vide de ton compte en banque. En moyenne, pour une soirée organisée en boîte, compte entre 10 et 15 euros l’entrée. Pour les buveurs, la pinte sera en moyenne à 5/6 euros à Paris, voir 4 en happy hour. Sache aussi que les associations organisent en moyenne une soirée par mois et par départements d’université. Un budget assez conséquent qu’on ne peut pas tous se permettre. Le bon plan : si tu aimes bouger ton body, choisis-en quelques unes dans l’année, et tiens-toi à un nombre de soirée fixe. Privilégie aussi les afterwork, ça fait toujours le prix de l’entrée en moins, et ça, c’est bien ! Parole de radine.

Et toi, as-tu des anecdotes rigolotes de la fac ? Tu n’y est pas encore et tu appréhende les études supérieures ? Partage avec nous, on t’aime déjà !

Elisa B

6 thoughts on “Le monde merveilleux des études supérieures

  1. Moi j’aimerais aller à la fac de droit l’année prochaine, et j’appréhende un peu le travail à fournir. Mais bon je suis motivée et sérieuse dans mon travail alors on verra bien aha ! 🙂

    1. Coucou ! Je suis en 1ère année de psycho (après avoir eu une licence) et j’ai eu une connaissance en fac de droit, la première année est la plus difficile, parce qu’il faut le temps de s’adapter et il y a pas mal de par cœur.Si tu es motivée et sérieuse de base, je suis sûr que tout ira bien pour toi, ça demande juste un peu de rigueur personnelle et si tu l’a déjà c’est tout bon 😉

    2. Normalement, si tu as déjà compris le conseil « Travaillez régulièrement, fichez les notions importantes, apprenez vos plans de cours et FAITES VOS TD EN ENTIER », ce sera davantage un travail « d’adaptation »… Ça peut sembler évident, mais j’ai vraiment pigé le sens et l’importance de ces conseils au mois de janvier (donc après m’être bien rétamée aux premiers partiels, en gros).

      J’ai réalisé trop tard que je pouvais plus me reposer sur mes acquis et facilités que j’avais au lycée, où tu pouvais choper du 16 en veux-tu en voilà sans jamais forcer. Là, ça marche plus trop (et ça fait un peu mal à l’égo quand même).

      Il y a un gros changement de l’environnement de travail et des méthodes à acquérir (vite)(très vite) où on peut se sentir un peu perdu les premiers mois, quand on débarque de notre petit lycée de province. J’ai eu du mal avec l’apparence de « bourrage de crâne » et de par coeur que semble être la première année de licence. Mais bon, c’est normal, on découvre des matières totalement nouvelles et on apprend un nouveau mode de réflexion.

      En gros, faut pas se laisser submerger, même si on se sent découragée de rien comprendre au bout d’un mois. Après quelques semaines, tous les points se relient et ça paraît plus clair, comme par magie 😀

      J’ai fini, désolée pour le laïus sorti de nul part.

      1. Merci beaucoup pour ton commentaire ! J’avour qu’il me rassure…et me fait peur à la fois. Je suis sérieuse et j’ai généralement de bonnes notes (notamment des 16), mais je suis très (trop) longue à apprendre des leçons. Ça c’est vrmt quelque chose qui me fait peur parce que je suis obligée de passer par l’écrit, et le « par coeur » me demande un certain effort. Je pense que je changerai sans doute de méthode de travail, mais j’ai vrmt peur de me laisser submerger à cause du temps que je vais passer à apprendre.

  2. J’ai connu les bancs de la faculté de droit et je crois être passée par tout ce dont tu parles dans ce billet (sauf le coup des soirées, moi j’étais du genre à hiberner sous ma couette dès que je passais le pas de ma porte)(ne jamais rater une occasion de dormir hein, toussa).
    Combo Touriste + Glandeuse en première année = … Ben une grosse cata à la fin hein, on s’en doute (mais hé, j’ai passé ma licence quand même).
    Entre ça et un obscur choix d’option (histoire de la logique, je crois)(un truc de licence philo)(pourquoi j’ai choisi ça ? C’est une très bonne question), je suis arrivée aux partiels les mains dans les poches. Où j’ai découvert qu’il y a des matières où, techniquement, j’avais jamais été considérée comme inscrite, ahah.
    Merci pour tout la fac’, je n’oublierai jamais tes amphis pour 600 personnes non-chauffés, et où tu perds tes doigts quand t’arrives le lundi matin. Cruel mois de décembre… 😀

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