Pas la mer à boire.

J’arrive à une période de ma vie où, je n’éprouve plus le besoin de prétendre être quelqu’un qui ne me ressemble pas. Enfin, après deux décennies consacrées à la quête de mon « moi profond » (Rpz la presse féminine), je n’ai plus besoin de me lancer dans de nouvelles expériences tous les samedis soirs pour me sentir appartenir à une case. Finis les « Alors, ce soir tu tente ton premier para ? » et les « J’suis complètement défoncé ! » des potes de soirées. Plus besoin de supporter cette musique assourdissante des nuits entières pour faire plaisir aux copains. Et, plus besoin d’excuses pour me désister au dernier moment.

Je n’ai plus envie. Je me suis trouvée. J’aime les choses simples.

J’aime les tendres soirées partagées avec ma moitié. J’aime sortir, de temps en temps, pour me trémousser sur du Beyoncé. Tant pis si ça déplaît… Tant pis si c’est considéré comme étant trop commercial par des hipsters tellement soucieux de se différencier qu’ils finissent par tous se ressembler.

Seulement, je finis par penser qu’être normal n’est plus une commodité. En fait, ce que je considère comme étant normal est perçu par d’autres comme une forme d’excentricité. La banalité, aujourd’hui, c’est d’être addict. C’est le point que nous avons pratiquement tous en commun. Fumer, boire, baiser et se droguer avec excès. L’anormalité, en revanche, c’est d’entretenir un mode de vie complètement sain (à quelques barres au chocolat près !) A savoir : ne pas fumer, ne pas boire, ne pas trop sortir, être fidèle…

« Comment ça, tu ne fume pas ?! » Non, je ne fume pas. De la même façon, je ne bois pas, et, pour enfoncer encore un peu le clou, je ne sors pas non plus. Enfin, très peu. Ce qui reviens à « pas du tout » pour vous, fêtard que vous êtes !

Finalement, le seul souci que je rencontre, ce sont les questions stupides auxquelles je dois répondre à chaque fois que je pose un pied dehors.

Rapidement, je deviens l’attraction de la soirée. « Mais, comment tu fais pour t’amuser si tu ne bois pas/ne prends rien ? » – « T’es sûre de ne pas vouloir te servir un verre ? Tu me fais de la peine… » – « Si c’est par principes religieux, je te rassure, tes parents n’en sauront rien !« 

Se posent alors sur moi les regards compatissants. Comme si j’étais la cancéreuse de la soirée. Tout ça parce que, plutôt que de tenir un gobelet à la main, je préfère garder les bras croisés. Puis, une fois que l’empathie générale s’est dissoute, je deviens « la rabat-joie », celle qui feint une moue pour vite se casser. Alors qu’en réalité, cette expression est ou due aux questions incessantes et à votre insistance pour me faire boire, ou à la fatigue accumulée (8h debout sans un gramme de C, tu sais plus faire hein ?) Passé une heure en revanche, vous m’applaudissez « Tu ne bois pas/ne fume pas ? Wow, j’aurais aimé ne jamais commencer !« 

« Linda, c’est la plus vive en soirée ». C’est un fait, je n’ai pas besoin d’extra pour m’amuser. A trop banaliser ces « pratiques », on finit par en oublier le plaisir d’une soirée simple, sans artifices. Une soirée tout simplement consacrée à l’amitié et la gaieté ! #bellePrêcheMaggeule

Et tandis que, tanguant, vous essayez de chopper la première personne que vous parvenez encore à discerner, moi, je profite pleinement de l’instant qui m’est donné. Demain matin, personne ne m’applaudira de ne pas avoir ni bu ni fumé, et enfin, j’aurai retrouvé la paix !

Si, comme moi, tu restes sobre même en soirée, n’en ais pas honte. Tu n’es ni anormal, ni immature (contrairement à ce qu’on essaiera de te faire croire). Au contraire, c’est tout en ton honneur de connaître tes limites et de ne pas aller à l’encontre de tes principes et envies.

Et si t’aimes boire, c’est tout aussi cool ! Pour mieux déguster ton vin, je t’encourage vivement à aller lire l’article d’Anne charlotte sur son expérience d’oenologie !

Linda K

A voir aussi :

Le Madame Figaro poste un article sur l’abus des femmes dans la domaine du mannequina et des problèmes alimentaires auxquels elles sont confrontés ! A lire et retenir !

L’article du Madame Figaro ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *