REPORTAGE PART 3 : « PARIS, CAPITALE DE LA MODE ? »

Ceci est la suite de la suite de mon reportage sur « Paris : la capitale de la mode ». Bref, c’est juste la troisième et dernière partie de ce travail d’investigation !

 

 

Nous retournons ensuite à l’école Mjm Graphic Design. C’est dans une grande salle blanche, pleine de mannequins taille 38 et d’échantillons de tissus que je rencontre Hortense, enseignante d’histoire de l’art et réalisatrice. Lorsque, comme à ses élèves, je lui demande si Paris est toujours, selon elle, la capitale de la mode, elle me répond :
« Les étrangers font leurs courses à Paris parce qu’ils ont cette image de la ville de créateurs. Même si c’est une image qui commence à pas mal dater, qui remonte à la moitié du XXème siècle, avec les premières maisons haute couture qui ont ouvert à Paris. Après la crise de la seconde guerre mondiale, des japonais se sont installés dans la capitale. C’est très ancien. Je crois que, finalement, Paris est la capitale de la mode parce qu’elle n’est justement pas faite par des parisiens. Elle peut garder son statut grâce aux étrangers qui viennent y travailler. Dès 1990, les grandes maisons ont commencées à employer des directeurs artistiques étrangers tels que Galliano, McQueen… La grande qualité de Paris est d’être une Terre d’accueil pour les créateurs étrangers. Paris est une plaque tournante pour les créateurs, mais malgré tout, la production reste étrangère. Si les créateurs viennent de l’étranger mais que les créations sont faites à l’étranger elles aussi… Alors, ça devient une sorte de coquille vide… C’est selon moi une erreur d’éthique et de marketing. Cependant, on retrouve de plus en plus de « made in France » mis en avant chez les nouvelles marques et maisons tel que les bérets laulhere. Je pense qu’il faudrait que les grandes maisons s’alignent là-dessus ! »

 

 

Magalie est quant à elle modéliste. Son avis diffère totalement de celui de sa collègue.

 

« Paris a été très longtemps la capitale de la mode. Même si la production n’est pas exclusivement française, ça ne porte en rien préjudice à cette image. Paris, c’est la haute couture. C’est le savoir-faire français, la technique française… C’est ce que recherchent les étrangers. Et c’est certainement les raisons pour lesquelles il y a autant d’étrangers qui
viennent étudier la mode à Paris : pour pouvoir acquérir cette technique, l’exporter, la transmettre. De ce fait, je pense que Paris reste la capitale de la mode, puisqu’elle continue d’inspirer à l’étranger. »

 

Linda, professeur de culture de la mode à l’école Mjm Graphic Design, conclue en me renvoyant vers l’un de ses articles dédié à cette problématique :

 

« […] n’est- il pas vrai que tout être normalement constitué accourt trouver le style, le goût et le chic à Paris ? Au même titre que Saint- Jacques-de Compostelle, Paris est l’aboutissement du pèlerinage “mode”. » – « Paris laisse couler son élégance dans chacune de ses artères, veines et veinules. Chaque trottoir, chaque quai, chaque pavé
dégagent l’essence du “savoir-vivre à la française »

 

Lorsque je lui demande quel est son avis sur la fabrication étrangère, elle me répond : « Il suffit que 10% du travail effectué sur le vêtement soit d’origine française pour qu’il obtienne le titre de « made in France ». Si le vêtement est monté en Thaïlande et que seules les broderies sont produites en France, la fabrication est considérée comme étant Française. »

 

Si les avis restent mitigés, tous sont néanmoins d’accord sur un point : Paris est la capitale du savoir-faire, de la haute couture, du luxe et du prestige. Elle tire son savoir des techniques ancestrales mises en place par Charle Frederick Worth et tous les créateurs qui lui succèdent. C’est l’importation de ces connaissances qui a permis d’étendre le domaine de la haute couture à l’échelle internationale. C’est cette transmission du savoir qui permet à Paris de préserver son titre de « capitale de la mode. »

 

 

Merci <3

Linda K

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